Traitement chirurgical de la démence

Question : Quand on parle de “traitement chirurgical de la démence”, quelle affection vient à l’esprit ?

Question : Existe-t-il une affection ressemblant à la maladie d’Alzheimer mais pouvant s’améliorer par chirurgie ?

Réponse : Oui : l’hydrocéphalie à pression normale idiopathique (HPN / iNPH). Sa triade classique est :

  1. Trouble de la marche (marche lente, à petits pas, traînante)
  2. Ralentissement cognitif / oubli
  3. Incontinence urinaire / urgenturie

Question : Quelle proportion des démences peut être liée à l’HPN ?

Réponse : Certaines sources indiquent que l’HPN peut représenter environ 5 % des cas de démence.

Question : La chirurgie de dérivation (shunt) est-elle utile et quel est son taux de succès ?

Réponse : Chez des patients sélectionnés, des études rapportent, au niveau des méta-analyses, des taux d’amélioration clinique après chirurgie de dérivation d’environ 70–75 %.

Quelles sont les étapes suivies en cas de suspicion d’HPN ?

  1. Examen neurologique + évaluation de la marche (idéalement avec des tests standardisés)
  2. IRM / TDM cérébrale (par ex. dilatation ventriculaire et signes associés)
  3. Chez les patients appropriés, tests dirigés par le médecin tels que drainage diagnostique / tap test
  4. Discussion bénéfice–risque concernant l’option de dérivation selon les résultats

L’intervention consiste essentiellement à placer un dispositif appelé shunt, qui draine l’excès de liquide cérébral — appelé médicalement liquide céphalo-rachidien (LCR) — vers la cavité abdominale par un fin tube passant sous la peau.

« Lorsque oubli et ralentissement de la marche surviennent ensemble, une évaluation des causes traitables comme l’HPN peut être envisagée. »